République exemplaire

Gauche “sociale” corrompue : « enquête en cours »

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Si le pillage du patrimoine national par les ministres et présidents républicains est hélas désormais bien connu – mais rien n’est fait pour qu’il cesse ni pour que les individus qui s’y sont livrés ne soient traduits en justice et sévèrement châtiés –, les comportements tout aussi scandaleux des maires et élus municipaux parfois de petits villages l’est moins. En guise d’illustration, voici le cas de Sérifontaine, petite commune rurale de 2 800 habitants.

René Grousset, l’ancien maire communiste, a commandé 85 téléphones mobiles et 17 tablettes numériques et leurs abonnements pour trois ans, juste avant… de perdre les élections municipales.

Mais ces appareils ont disparu avec l’ancienne municipalité rouge. Depuis, l’enquête piétine malgré le dépôt de plainte par la nouvelle municipalité sans étiquette politique : personne ne sait pas qui utilise les appareils. De plus, SFR, qui a signé ce contrat très rémunérateur et évidemment surdimensionné par rapport aux faibles besoins d’une petite bourgade, souhaite encaisser jusqu’au bout les 200 000 euros d’argent public ainsi volés aux Français par un gang marxiste, dont le caïd plaide l’amnésie, l’ancien édile local prétendant ne plus avoir « tout ça en tête ».

La même municipalité de gauche avait voté un emprunt de 500 000 euros le 14 octobre 2013 prétendument pour « financer les investissements »…

Selon les informations recueillies par nos soins, les services de l’État sont en cause, ayant laissé passer sans vérification des notes de frais injustifiées, et autorisé le paiement de dépenses par simple note administrative, là où les montants auraient parfois exigé le recours à un appel d’offres public en bonne et due forme. Pour preuve, du personnel de la trésorerie a été « muté », en toute discrétion.

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L’ancien ministre de l’Intérieur de Sárközy jugé pour détournement

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L’ancien ministre de l’Intérieur de Sárközy jugé pour détournement

Le très sárközyste Claude Guéant a été renvoyé devant la justice sous l’accusation de complicité et recel de détournement de fonds publics par ordre et instruction. Alors qu’il était ministre de l’Intérieur entre 2002 et 2004, il a reçu illégalement chaque mois 10 000 euros en liquide – soit plus de 240 000 euros en deux ans. Claude Guéant et ses proches s’octroyaient­ des « primes » en prenant l’argent dans des fonds secrets censés être utilisés comme frais d’enquête et de surveillance par les policiers, utilisés notamment pour payer les ‘indics’.

L’enquête avait débuté en 2013 après les perquisitions menées dans le cadre des investigations dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sárközy. Les policiers avaient découvert que Claude Guéant était allé pour blanchir l’argent jusqu’à payer certaines factures allant jusqu’à 50 000 euros en liquide. Outre le détournement de fonds publics, une partie de l’argent pourrait également venir d’une autre fraude sur laquelle les enquêteurs travaillent toujours. L’ancien ministre de l’Intérieur avait évoqué la vente de tableau de famille pour 500 000 euros. Il est actuellement mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, faux et usage de faux.

Les écoutes téléphoniques ont démontré par ailleurs que le très exemplaire Claude Guéant avait contacté son homologue très républicain Michel Gaudin pour mettre au point un alibi.

-Quel con j’ai été de garder des factures ! Franchement…

-C’est pour ça que là, on pourrait peut-être se voir… Discrétos.

s’étaient dit les deux sárközystes.

L’argent finissait en réalité dans les poches des plus hauts salaires du ministère de l’Intérieur, Claude Guéant arrosant ses collaborateurs, comme des générations de ministres corrompus et républicains – corrompus parce que républicains – avant lui. Il s’agissait d’une double entorse à la loi : le même Claude Guéant, alors directeur général de la police nationale, en 1998, avait interdit cette pratique. En janvier 2002, le gouvernement avait de son côté interdit les primes de cabinet, derrière lesquelles se cache Claude Guéant pour expliquer les faits.

Il sera jugé avec un autre très proche de Nicolas Sárközy, l’ancien préfet de police de Paris et ancien directeur général de la police nationale Michel Gaudin, nommé depuis directeur du cabinet de Nicolas Sárközy. Trois autres préfets se retrouveront sur le banc des accusés aux côtés de deux anciens directeurs de la police nationale (sic) : Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin. Ils encourent dix ans de prison. Si dans un État sain leur qualité de hauts fonctionnaires leur ferait encourir dix fois plus, la justice républicaine devrait leur infliger, au mieux, dix fois moins.

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