Impunité judiciaire pour les tueurs, accentuation des constructions, rejet des plaintes des non-Juifs : Israël est bien « grande démocratie »

Publié le Mis à jour le

L’État criminel d’Israël est de façon habituelle présenté dans les médiats aux ordres comme une « grande démocratie » et un État de droit. Ces derniers jours particulièrement, les informations s’accumulent pour rappeler qu’il n’en est rien.

Hier, la Cour suprême israélienne a rejeté la demande des habitants et des autorités de Deirat demandant que leur soient confiées les politiques d’urbanisme et de construction en Cisjordanie. L’entité sioniste s’arroge ainsi le droit de poursuivre sa politique de colonisation au détriment des populations locales, contre leur avis et contre leur intérêt, dans le but d’y loger des extrémistes juifs. Quasi systématiquement, les autorités refusent tous les projets immobiliers présentés par les Palestiniens et acceptent tout aussi invariablement les demandes des colons. Cela permet ainsi à « justice » juive de faire raser régulièrement les nouvelles constructions des Palestiniens pour y étendre les colonies.

L’association Les Rabbins pour les droits de l’homme (RHR, Rabbis for Human rights) a dénoncé un jugement qui « légitime un régime de séparation et de discrimination ». « Avec cette décision, la cour a renforcé le contrôle militaire sur les vies de millions de Palestiniens », précise RHR, qui rappelle que les colons sont jugés devant des cours civiles, tandis que les Palestiniens le sont devant des tribunaux militaires.

Palestine : pas de procès pour le meurtre de quatre enfants par Tsahal

C’est dans ce contexte justement qu’un tribunal militaire annonçait hier également l’abandon de toutes les poursuites et l’arrêt d’une enquête concernant la mort de quatre enfants palestiniens, âgés de 9 à 11 ans, assassinés sur une plage durant l’été 2014 à Gaza. D’autres faits similaires ont subi le même sort. Durant cette période, l’armée d’Israël a assassiné 2 200 Palestiniens, en grande majorité des civils, sans avoir subi la moindre menace, ni mesure de rétorsion, ni gel d’avoirs, ni « sanctions » de la part d’aucun pays de la « communauté internationale ».

Les forces sécuritaires juives maltraitent « systématiquement » les enfants palestiniens

L’association Military Court Watch (MCW) a diffusé un rapport évoquant les maltraitances « systématiques » des enfants palestiniens confrontés aux forces de sécurité de l’État criminel d’Israël. L’association, basée en Cisjordanie, rappelle que depuis l’invasion de 1967, jusqu’à 95 000 enfants ont été emprisonnés. MCW a détaillé dans le rapport les cas de 200 mineurs ayant été confrontés à des mauvais traitements depuis 2013. Les violences, physiques ou mentales, sont « fréquentes, systématiques et institutionnalisée», selon MCW, qui évoque « des conduites agressives, des menaces sont utilisées parfois durant les interrogatoires, y compris des menaces de coups, de viol, de détention dans des cellules d’isolement, d’électrocution, ou de tirs », des privations d’avocats, l’absence de contact avec la famille, etc.

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