Le « retraité de la politique » Montebourg tente de dynamiter le congrès du PS

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Il a annoncé sa retraite avec autant de sincérité au Nicolas Sárközy en 2012 et multiplie depuis plusieurs semaines les petits gestes à l’intention des médiats. Arnaud Montebourg ne fait plus de politique, mais il n’a jamais été aussi présent qu’en ce moment. Il a publié pour le congrès du PS une violente tribune avec Matthieu Pigasse dans le Journal du dimanche.

« Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C’est la démocratie qui est cette fois menacée »

affirment les deux hommes qui se demandent s’il est encore possible de sauver le quinquennat de François Hollande.

« Est-il encore possible d’éviter le désastre politique et moral pour cette gauche de gouvernement qui semble avoir abandonné la France ? »

« Oui, nous croyons qu’il n’est pas trop tard pour encore agir et engager enfin une politique différente et innovante. Il suffirait que nos dirigeants ouvrent leurs yeux sur le précipice qu’ils ont ouvert sous nos pieds »,

précisent-ils.

Critiquant sévèrement l’action du gouvernement – auquel pourtant Arnaud Montebourg a appartenu durant des mois – les deux hommes ont une solution : baisser les impôts pour faire baisser le score du Front national. Un FN contre lequel les deux têtes de l’exécutif « font semblant de combattre pour se donner bonne conscience », selon eux, comme si réduire le vote Front national à une réaction économique en niant la réaction raciale, anti-immigration et contre les tendances antisociales des Français n’était pas autre chose que faire semblant et se donner bonne conscience.

Dans un climat déjà délétère au Parti socialiste, le texte a ravivé les tensions.

« Moi, j’assume la responsabilité et je laisse l’irresponsabilité aux autres. Il faut avoir du courage pour gouverner, oui, absolument »,

s’est justifié Manuel Valls tout juste de retour d’Allemagne, alors qu’il avait tout quitté pour un match de foot…

« Il ne veut pas se soumettre au jugement des militants, mais il veut juger les militants qui ont pris position à 60 % pour le texte que j’ai défendu : c’est assez peu courageux »,

a de son côté critiqué le corrompu Jean-Christophe Cambadélis.

Comme à son habitude, après son attaque, Arnaud Montebourg est reparti à sa retraite, en espérant que les « frondeurs » l’appellent et qu’il puisse revenir tel le sauveur désiré. Une tactique qui n’a pas vraiment réussi à un autre adversaire du gouvernement, Nicolas Sarkozy.

L'Artiste mal pensant - Le Socialisme
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