Au lendemain des révélations de l’ancien président sur les tentatives de corruption contre le Yémen, les Séoudiens redoublent leurs attaques

Publié le

Les raids meurtriers de l’aviation séoudienne et de ses alliés se poursuivent au Yémen. Samedi, les terroristes ont notamment visé la maison de l’ancien président Ali Abdallah Saleh à Sanaa. L’édifice a été touché à plusieurs reprises, au lendemain des révélations faites par ce dernier sur les tentatives de corruption de l’Arabie séoudite quand il était président. Il avait été renversé lors du prétendu « printemps » arabe qui a permis à travers le monde arabo-musulman l’apparition et l’affirmation de l’État islamique (ÉI) et au Yémen l’arrivée au pouvoir de politiciens inféodés au pouvoir séoudien.

Les bombes ont visé la capitale Sanaa, alors même que l’ambassadeur envoyé par l’Organisation des Nations unies (ONU) s’y trouvait. Le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed avait atterri vendredi dans la capitale pour appeler les deux parties au dialogue.

Outre les cibles civiles et politiques, les bombardements ont visé diverses forces militaires du pouvoir yéménite à Sanaa, mais également dans les provinces de Marib (est) et d’Hodeida (ouest).

Les rebelles sont dirigés depuis l’Arabie séoudite par Abd Rabbo Mansour Hadi, qui avait pris le pouvoir après un coup d’État en 2012. Tel un colonel De Gaulle, il a fui le pays dès les premières difficultés, abandonnant le pays, dont la puissante milice chiite des Houtis et ses alliés, divers clans sunnites et des unités de l’armée fidèles à Ali Abdallah Saleh, ont désormais largement le contrôle.

Les Séoudiens ont fait une nouvelle fois échouer des pourparlers. Ils devaient se dérouler à Genève à la fin du mois de mai, mais les rebelles proséoudiens ont exigé avant toute discussion le retrait des miliciens chiites des territoires qu’ils contrôlent. L’ancien président Ali Abdallah Saleh a de son côté annoncé qu’il ne voulait pas du pouvoir ni pour lui, ni pour son fils, Ahmed Ali Saleh, l’ancien chef de la Garde républicaine yéménite, tout en se déclarant prêt aux « discussions avec l’Arabie saoudite ».

En un an, la guerre au Yémen a fait environ 5 000 morts, plusieurs milliers de blessés, d’importantes destructions matérielles ; elle a également produit de nombreux déplacements de populations : plus de 500 000 personnes auraient fui les zones de guerre.

Yemen mai 2015

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s